Millie en Chine

dimanche, octobre 29, 2006

Un peu de nouvelles tant que je le peux

Voila, je n'ai pas trop donné de nos nouvelles depuis quelques temps, mais je ne pouvais plus accéder à mon blog. Enfin, si, puisque je peux vous écrire, mais moi je ne peux plus me lire, donc plus me corriger non plus.
153 millions de chinois surfent sur Internet et dans un pays ou les Droits de l'Homme ne sont pas reconnus cela devait arriver, les sites blogs sont purement et strictement interdits. Alors je dis provisoirement adieu à mes sites préférés, Raf et Ju et leurs merveilleux enfants, Greg Helga et la Hollande, Sébastien et son paint-ball, les recettes de cuisine de l'ami Jacques, et vos commentaires si agréables sur mon blog, que je retrouverais avec le plus grand plaisir le 14 février (jour de la Saint Valentin). Vous voyez comme Claude peut-être romantique et m'offrir pour ce jour, le voyage le plus appréciable de ma vie. Retrouver la France et ses libertés, son bon vin, son fromage qui pue, ma famille et mes amis. Claude son Canard Enchaîné, Midi Olympique, la cuisine de Millie (qui en Chine n’en fait plus), son Chablis et son Champagne préféré, sa maison !!
J’espère que je pourrais jusqu’à ce jour continuer à vous donner de nos nouvelles et vous envoyer des photos, et mes commentaires.
Pour les vôtres de commentaires francoise.chasserieau@wanadoo.fr
A bientôt

samedi, octobre 28, 2006

Suite et peut-être fin

Je n'arrive plus à me connecter à mon site Blogger, je ne vois plus mon blog.
Il paraît que vous le voyez, si c'est le cas je vous envoie un grand bonjour
peut-être à bientôt

samedi, octobre 21, 2006

C'est beau la vie

Non ce n'est pas un ode à la Chine seulement le nom du nouveau restaurant français que nous avons découvert hier soir. Il a ouvert le 6 octobre et nous l'avons découvert tout de suite. Que c'est bon de trouver un parfum français avec la cuisine qui va bien avec. Ce restaurant est tenu par 2 jeunes sympathiques, et très accueillants.
Nous nous sommes régalés d'une terrine de lapin, d'un filet de boeuf avec ses petits légumes, et d'un fondant au chocolat à la crème anglaise pour moi, et Claude s'est pourléché les babines avec des coquilles Saint-Jacques en carpaccio (qui m' ont fait penser à un certain carpaccio de fraises pour ceux qui connaissent l'histoire), c'est à dire pas beaucoup de coquilles, d'un turbot roti, assiette de fromages et tarte Tatin.
Ce qui pour vous peut paraître très quelconque nous a fait un bien fou, le tout arrosé d'un Chablis, mis en bouteille en Alsace pour le détail.
Nous avons bien discuté avec les 2 français qui en plus nous ont offert un Cognac, le summum.
Que toutes ces petites choses que l'on a dans la vie quotidienne peuvent nous manquer quand on ne les a plus.
Bon cela nous a fait un bien fou, le moral est de nouveau au beau fixe, nous sommes prêts pour affronter une nouvelle semaine Tianjinoise. Le big boss, vient nous rendre une petite visite et cela va nous distraire un peu.
A bientôt

mardi, octobre 17, 2006

Un peu d'humour "Jaune"

Voila bien longtemps que je ne suis pas venue sur le blog vous donner de nos nouvelles. Mais un méchant coup de blues m’a privé d’inspiration pendant quelques jours. Mais voila ça a l’air d’aller mieux, et je vais vous donner un peu de nos nouvelles.
Il y a des choses dont je veux vous parler depuis quelques temps, et qui auraient peut-être inspiré Coluche. Voila, l’eau ici n’est pas potable, mais surtout pas propre, alors la lessive elle sert d’abord à laver l’eau, puis si il en reste à laver le linge. Mais comme elle n’a pas bien lavé l’eau, le linge qui est propre en rentrant dans la machine ressort avec des taches. On n’a plus qu’à recommencer la lessive, mais j’ai tout de même des taches indélébiles et les vêtements deviennent habits de sport, alors j’ai plus d’équipement sportif aujourd’hui que de vêtement de sortie. Ceux là ne feront pas surplus de bagages !
Les goûts curieux des chinois ne cessent de m’interloquer ! Le liquide vaisselle chez nous, on essaie de le prendre aux senteurs pamplemousse, citron, voire mûre, et bien ici la mode est gingembre et ail ! J’en ai trouvé un sans parfum, pas tout à fait vrai il ne sent pas bon, et il ne lave pas grand-chose.
J’avoue que je néglige beaucoup en ce moment mes devoirs d’épouse, en tant que cuisinière seulement, n’ayant aucune inspiration culinaire avec les produits que je trouve ici. Et puis je ne suis pas trop équipée pour (je me donne des excuses), alors hier pour me rattraper j’ai essayé de faire un semblant de coucous, Claude en mourrait d’envie. Après avoir été chercher mes légumes au petit marché chinois d’en face (je devais avoir pour 40 centimes de marchandises), je les ai épluchés, mis dans une même gamelle, crus et fort heureusement en goûtant un morceau de carotte crue, je me suis rendu compte que ce que j’avais pris pour des poivrons (identiques en forme aux nôtres) n’étaient que des piments les plus forts que je n’avais jamais goûtés. J’imagine si j’avais fait cuire cela.
Malgré les avoir bien triés, et vite jetés, les autres légumes en avaient gardés la trace, il n’y avait pas besoin d’harissa que je n’avais d’ailleurs pas ! Mais je n’ai réussi à récupérer mes mains qu’au bout de 10 lavages au moins. Alors je vais encore être plus méfiante.
Samedi, nous sommes allés dans un magasin de luxe chinois qui venait de s’ouvrir, où la foule se bousculait. Nous en sommes sortis horrifiés des prix ! Les différences de classe sociale sont encore plus visibles que chez nous ! (Je vais encore me faire censurer mon blog, car elle existe la censure en Chine).
Je vais prendre des cours d’anglais, je le parle trop mal, et en chinois nada ! C’est un chinois qui me donne des cours, Millie va revenir instruite ! J’arriverais peut-être à me faire mieux comprendre ici, car cela devient problématique pour moi.
Voila un peu de news, je vais essayer d'être un plus assidue à l'avenir

lundi, octobre 16, 2006

Visite de Tianjin vue du ciel

La tour que l'on voit de notre chambre, est la Tower TV, elle se visite, et comme aujourd'hui il faisait beau, le ciel dégagé on s'est dit que c'était le jour pour aller faire des photos de là haut.
Car depuis quelques jours il y avait un brouillard assez dense

La tour vue d'en bas. Rassurez-vous pour nous il y a un ascenseur, car la tour fait 428m de haut.
Je vous montre donc une vue panoramique de Tianjin vue d'en haut
Tianjin dans toute sa splendeur
La tour que vous voyez au milieu est la tout des télécoms China (immense aussi)
Des tours, des tours et encore des tours
La ville comporte un certain nombre de lacs
Le parc que nous voyons aussi de notre appartement
Claude et notre chauffeur en haut de la tour
Notre hôtel, c'est grand aussi!
Le futur stade Olympique

Et mes photos ne sont pas floues, ce que vous voyez c'est la pollution

Merci de votre visite, et n'oubliez pas le guide !

mardi, octobre 03, 2006

Les rues de Pékin, dans un quartier populaire

Nos pas aujourd'hui vont nous porter dans un quartier populaire de Pékin, il faut tout voir dans la ville, et après toutes les splendeurs des derniers jours allons affronter la vraie vie chinoise. Le taxi ne nous dépose pas exactement où je voulais, et nous allons donc de nouveau errer, j'ai bien une carte mais pas assez détaillée pour nous retrouver dans ces ruelles, qui en plus ne portent pas de nom.
Nous étions surtout partis pour voir la "Culture Street", vieille rue chinoise où se trouvent multitudes de vendeurs de tableaux, de peintures et pinceaux de toutes sortes et de toutes grosseurs, anciennes librairies etc ...
Mais enfin de compte nous nous sommes retrouvés dans des rues commerçantes, et cela nous a bien plu aussi. Impossible de savoir si les prix sont de bonnes affaires ou de l'arnaque, même en discutant on a bien du mal à trouver un prix qui nous paraisse correct. Et puis nous n'étions pas ce jour d'humeur acheteuse. Alors on s'est contenté de regarder et de flâner.
Les rues sont colorées, mais je ne pense pas que cela soit dû à la fête nationale, ces rues doivent toujours être comme cela.
Les labyrinthes, ils connaissent, et lorsque je pense avoir trouvé la rue qui conduit à la "Culture Street", nous ne pouvons pas la prendre, elle est en travaux et on ne peut y accéder. Avec ma carte et mon chinois courant, nous trouverons enfin la rue mais après avoir encore fait des Kms.
J'ai pitié des genoux de Claude, une brève visite dans "Culture Street" qui n'a rien de très particulier, et nous rentrons vite. Pékin est une ville superbe, mais immense on n'en peut plus, 5 jours de visites consécutives, c'était peut-être un peu présomptueux !
Demain, nous rôderons autour de notre hôtel en attendant jeudi pour regagner Tianjin, et notre appart !
A bientôt !!

lundi, octobre 02, 2006

Les tours du tambour et de la Cloche et Le temple des Lamas

Lundi 2 octobre 2006
Nous avons commencé notre périple du jour par 2 tours, un peu excentrées de tout, mais qui valaient tout de même le déplacement. Ce sont deux tours dîtes jumelles, mais qui ne ressemblent pas trop. L’une est d’un rouge chinois, l’autre est en pierre. Au sud celle que nous visiterons, la tour du Tambour, édifiée sous les Yuan et reconstruite sous sa forme définitive au 15ème siècle.

Sa sœur jumelle, la tour de la Cloche, d’aspect plus austère, plus militaire que sa coquette voisine date du 18ème siècle.

Vue du haut de la tour du tambour, on y voit la colline de charbon et l'on devine derrière la Cité interdite.

Ci-dessus les quartiers populaires qui entourent la charmante placette, sont soit carrément en démolition, soit en réfection. Mais pour l'instant ce quartier est un peu désolant.

Après une jolie grimpette dans un escalier un peu raide, nous rentrons dans la salle des tambours

Voici le plus grand tambour du monde, il faut vraiment qu'ils fassent tout en grand ces petits chinois. Ses dimensions sont de 2m61 sur 2m85 avec une épaisseur de 1m21 et un poids total de 625kgs.
Il y a 24 énormes tambours disséminés dans cette grande salle.
La descente n'est guère plus aisée que la montée, mais nous sommes relativement peu nombreux et déjà on ne se bouscule pas dans les escaliers.
Les temples que nous voulons visités ensuite sont un peu éloignés de nos deux tours, mais nous décidons de flâner dans le quartier, pour se rendre compte vraiment du Pékin"moyen". Les rues sont propres, bien entretenues dans l'ensemble, et la flânerie est agréable. Les restaurants que nous croisons n'offrent pas comme à l'ordinaire leurs effluves nauséabondes, et nous regardons les petites échoppes grandes comme des mouchoirs de poche, qui vendent vêtements, chaussures, souvenirs, jouets de toutes sortes, optique (beaucoup)
Nos pas nous conduisent vers le 1er périphérique. Un petit détail Pékin est pourvu de 5 périphériques, et c'est pour cela que la circulation n'y est pas trop pénible. les sorties de périphérique se font par des sortes d'échangeurs (style Los Angeles) et donc pas de croisements trop dangereux. Ci-dessus nous longeons le périphérique dans de jolis jardins fleuris et calmes.
Là ce sont les quartiers qui viennent d'être rénovés, style chinois à l'ancienne, c'est vraiment près du périph, mais c'est très calme.
Claude vient de choisir sa nouvelle résidence à Pékin, il a l'air content, il n'attend plus que les amis, les livraisons de chez Laroche et de Mobillon.
Après une marche d'une heure, nous atteignons enfin les temples que nous espérons visiter. Il y en a deux grands à voir, situés l'un en face l'autre, celui de Confucius et celui des Lamas. Mais nous nous contenterons du temple des Lamas, celui de Confucius est fermé pour réfection et le peu que nous en voyons montre bien qu'il avait vraiment besoin d'un bon ravalement (c'est une multitude de temples). Donc allons en face, et allons visiter le plus beau temple Bouddhiste de Pékin.
Nous arrivons devant la porte sud, monumentale et très ornée, qui donne sur une large cour. Elle est fort encombrée, des groupes se pressent, mais nous le verrons vite, le temple est si grand qu’on ne s’y sent pas gêné par la foule. Nous passons ensuite sous un portail de 4 colonnes surmontées de 9 frontons gravés de dragons et de phénix qui ouvre sur une belle avenue bordée d’arbres. Situé à l'extérieur de la Cité Interdite, le temple des Lamas était, au 18ème siècle, la résidence du prince impérial Yong, fils de l'empereur Kangxi de la dynastie Qing. Selon une tradition ancestrale, les fils de l'empereur, tous égaux à leur naissance, passaient leur enfance auprès de leur mère. A l'âge adulte, ils devaient quitter la Cité Interdite. Celui qui était choisi pour succéder à son père, se faisait construire un palais et s'y installait avec ses femmes, ses enfants et ses eunuques, en attendant son accession au trône.
A la mort de son père, en 1722, le Prince Yong quitta sa résidence, le Palais de l'Harmonie éternelle, et devint empereur sous le nom de Yongzheng. Il fit don de son palais aux moines bouddhistes qui le transformèrent en monastère.
Le Temple des Lamas est un ensemble de pagodes, certes, mais parmi les plus belles que j'ai vues depuis que je suis en Chine. Le Temple est réellement magnifique, et pour une fois, la beauté est à l'intérieur ...Le Temple des Lamas étant un Temple Tibétain et la photographie étant interdite dans les Temples Tibétains, vous n'en verrez que la moitié, enfin pas tout à fait car j'ai réussi à faire des photos de l'extérieur (en me faisant houspiller par les lamas), et ce que je n'ai pu photographier, je vous les fait parvenir en ayant photographié des cartes postales (futée Millie).
Au temps de sa splendeur, aux 18 ème et 19ème siècles, le monastère a hébergé jusqu'à 300 lamas tibétains, mongols ou mandchous. Le temple palais était de fait devenu pour le pouvoir un instrument de contrôle des minorités ethniques voisines

Nous y croisons quelques-uns des 100 lamas, surtout Mongols et Tibétains, qui vivent maintenant ici. En effet, Yonghe gong , le temple des Lamas a recouvré toute son importance politique dans les années 50, lors de la mainmise de la Chine sur le Tibet. Le gouvernement chinois désirant se ménager l'appui des autorités religieuses tibétaines a déclaré le site monument historique en 1949, l’a préservé des destructions de la Révolution culturelle et, après une belle restauration, en 1979, y a autorisé le retour des religieux.
La lamaserie occupe une superficie de 66 400 mètres carrés . Elle est constituée de trois parties principales : la cour Baofang, le jardin et les bâtiments, 1134 pièces au total.
De cour en cour, se succèdent des brûle-parfums où se consument d’impressionnantes quantités de bâtons d’encens aux fumées blanches et odorantes ; Il faut brûler 3 bâtons d'encens pour voir ses prières récompensées. Un nombre important de fidèles se prosterne devant chaque statue rencontrée, et il y en a une quantité impressionnante. Cette statue sert à mettre son obole sous forme de piècettes, qu'il faut mettre dans les trous en les jetant, joueurs ces petits chinois !
Les salles qui se succèdent abritent de nombreuses statues du panthéon bouddhiste et des objets de valeur, comme des peintures et des calligraphies, des sculptures, des broderies de soie, des costumes.
Comment les nommer toutes ? Nous nous contenterons de décrire ce qui nous a le plus impressionné ! Dans le hall principal, qui était celui où le Prince Yong tenait ses réceptions, le Yonghegong Dian, le «hall des Bénédictions éternelles» au toit d’or, les trois Bouddhas du passé, du présent et de l’avenir nous accueillent dans un clair obscur emprunt de sérénité.
Une amusante statue dans le hall Devajara : une représentation de Bu-tai, le Bouddha rieur, ventripotent et chauve, détend l’atmosphère au passage
Ceci est un tambour, et moulin à prière, les croyants le font tourner comme d'autres religions prient avec un rosaire. La salle de la protection éternelle qui abrite les 3 bouddhas, qui incarnent la médecine, la longévité et l'enseignement.
Ne sont ils pas sympathiques ces bouddhas rieurs? Les chinois les aiment car en plus de faire brûler leurs 3 batons d'encens, ils leur offrent des dons, pommes, raisins, gâteaux, bière et argent papier monnaie.
Dans l’édifice central, à trois étages, celui de l’Infini Bonheur, aussi nommé Tour du Bouddha géant, une statue colossale en bois dresse les 18 m de hauteur du Bouddha Maitreya. Sous le sol, la statue descend encore sur 8 m pour lui assurer sa stabilité. Le livre des records assurait en 1990 que c’était la plus grande statue du monde taillée dans un seul tronc de santal blanc verni et doré.
C’est le septième Dalaï-lama qui l’a offerte à l’empereur Hongli.
Autour du grand Bouddha, il y a plus de dix mille petite statues de Bouddha. Comme en chinois le mot bouddha (fo) ressemble au mot bonheur (fu), le Pavillon Wanfu se nomme aussi bien «des Dix-Mille Bonheurs» que «des dix-mille Bouddhas».
Dans la cinquième et dernière cour, nous trouvons la merveille du Temple. C'est dans ce temple que se trouve la grande statue de Bouddha.
C’est le Wanfuge Hall, haut de 30 m. Il est composé de 3 pavillons somptueusement sculptés réunis par des galeries et des passages qui en font «la réplique du paradis».
Ce curieux bâtiment en forme de croix, de style mixte chinois et tibétain est égayé de pins et de bambous. La figure centrale en est le fondateur du bouddhisme Ghelug-pa, Djé Tsongkhapa.
Il est entouré de plus de 300 volumes qui forment le canon bouddhiste tibétain, enveloppés dans des brocards de soie et disposés le long des murs latéraux. Ou du pavillon Bangein, dédié au souvenir des relations nouées au fil du temps entre les maîtres du pays et le dalaï-lama à partir de photos, reliques et autres documents ?

Voila, nous quittons ce lieu religieux magnifique et magique avec regret, le calme qui règne ici nous en aurions bien emporté un petit peu avant de rejoindre le brouhaha de la circulation pékinoise...


dimanche, octobre 01, 2006

La Longue Marche

Le "Grand Théâtre national de Pékin", nom officiel de l'opéra de Pékin, va constituer l'un des plus grands complexes culturels au monde. Conçu comme une "ville de théâtres" par l'architecte français Paul Andreu, l'opéra, dont les travaux sont lancés en 1999, devrait être achevé l'hiver prochain pour une inauguration en 2008. Le projet de Paul Andreu, sélectionné par le gouvernement chinois en 1998, connut pourtant des difficultés à s'imposer comme à s'implanter. Le chantier va connaître notamment une interruption des travaux de 18 mois due aux protestations d'hommes politiques et d'architectes chinois furieux que tant de modernité côtoie la Cité interdite et le Palais du Peuple.
Véritable île au milieu d'un plan d'eau artificiel implantée au cœur d'un nouveau parc urbain, l'opéra de Pékin comprendra une salle d'opéra, une salle de concert et un théâtre. Le tout sera inclus dans une immense coque en titane, scindée en deux par une verrière. Sous la gigantesque coque, un espace public, ouvert à tous et conçu comme un véritable quartier urbain, accueillera commerces et restaurants. Pour renforcer son insularité, l'opéra sera accessible par une galerie de verre souterraine passant sous le bassin.
Ma photo ne vous permet pas de constater l'immensité du site, mais hier il était inutile d'essayer de l'approcher plus près.

Dimanche 1er octobre, c'est aujourd'hui la grande fête, et quelque soit le lieu que nous choisirons, on sait qu'il sera noir de monde, alors autant vraiment affronter la foule et voir ce que veut dire la fête de la Révolution chinoise. Nous commencons d'abord par le parc Behai. C'est le parc préféré des chinois, il se trouve juste à l'ouest de la Cité Interdite, la touche quasiment. Les derniers empereurs et impératrices apprécièrent d'y résider et y construisirent temples et palais, et ensuite la veuve de Mao l'avait à son tour considéré comme son jardin privé. Rendu au public en 1976.L'île des hortensias, que l'on rejoint par le pont en marbre de la Tranquillité Éternelle, mamelon en jade, est surmontée d'un Dagoba Blanc. Le Dagoba blanc est un reliquaire qui contiendrait des écritures sacrées bouddhiques. Il fut construit en 1651 à l'occasion de la visite du Dalaï Lama à Pékin afin d'être confirmé dans son titre.


Un partie du bord du lac est entourée d'une superbe galerie d'où l'on peut observer le lac, où naviguent embarcations de toutes sortes Comme vous pouvez le constater, nous ne sommes pas seuls, ils sont sortis les camarades.
Vue de la cité ronde, qui est une colossale plate forme circulaire. J'ai un mal fou à faire quelques photos, sans avoir des têtes devant moi. Le Bouddha de jade, le préféré de l'impératrice Cixi. Je me fais un peu réprimander, car il est interdit de photographier les statues sacrées.
Là, rien ne m'est interdit, et mon "Dieu" à moi se laisse de bonne grâce tirer le portrait, et avec le sourire. Noter, la belle théière ! Non comme hier c'est un brûle-parfum!
Par mégarde nous sommes sortis sans le vouloir du parc Behai, mais nous en avions vu une grande partie. Le but de la promenade du jour étant de nous mêler à la foule sur la place Tian'Anmen. Nous avons donc descendu sur plus d'un kilomètre la rue qui longe la cité interdite pour rejoindre la place. Au fur et à mesure de notre descente la foule devient de plus en plus dense. Cela me rappelle ma jeunesse j'ai l'impression de marcher pendant les manifs de 68, mais cela se fait dans un calme relatif. Par contre les trottoirs sont bordés d'échoppes de soupes, et autres "gourmandises chinoises" comme les aime Claude. J'ai normalement le coeur bien accroché en ce qui concerne ce genre de choses, mais là j'avoue avoir eu un certain moment le coeur au bord des lèvres, et je n'ose plus regarder Claude, qui doit se trouver des plus mal à l'aise. Ils mangent vraiment toute la journée et dehors ! Enfin nous arrivons sur le boulevard de la place Tian'Anmen, et j'arrive à prendre une photo de l'opéra de Pékin, voir plus haut. Les trottoirs regorgent de fleurs.

Nous nous trouvons sur la place, pas seuls ! 200 000 personnes , c'est la plus grande place du monde mais quand même. Je vais être obligé de jouer sérieusement des coudes pour prendre ces photos. 500 000 pots de fleurs pour reconstituer les sites suivants. Le Tibet, avec l'arrivée d'un train.
Le train arrivant sur le Tibet, c'est gigantesque, d'une beauté à vous couper le souffle !
Reconstitution du barrage des "trois gorges", barrage le plus grand du monde! C'est super gigantesque, on n'approche pas mais je vous assure que pour ne pas voir de têtes de petits chinois, j'ai failli attraper un torticolis.


Un immense portrait trône sur la place, mais nous ne savons pas qui c'est, donc jeu-concours, si quelqu'un sait, qu'il nous l'apprenne, et il a gagné un voyage sur le site millieenchine. J'ai pourtant lu ce matin le 'Daily China" mais rien! Ce n'est ni le président, ni le premier ministre. Le centre de la place Tian'Anmen, ce ne sont que des pots côte à côte, et c'est magnifique. Au fond la porte de la cité interdite. Aujourd'hui ce n'était pas possible de visiter la cité, vue la foule qui en sortait .....
Quoi, ils vont avoir les jeux olympiques en 2008 ? On ne pouvait pas manquer cela, qu'est ce que cela va être lorsque ce sera vraiment les jeux ?
Ils sont beaux les petits bonhommes ! Ce que vous pourriez prendre sur la photo pour une botte de paille, n'est autre que la réplique du stade olympique, que nous avons pu voir en vrai. C'est une architecture inédite, mais que je trouve très jolie.
Nous sortons par l'arrière de la place (porte Tian'anmen) , qui se trouve derrière le mausolée de Mao,nous nous risquerons pas à nouveau dans cette foule ! C'est curieux, car la peur de la foule ne nous a pas pris, ils sont vraiment "bon enfant" et pacifiques, pas de mouvement de foule, ni mauvaise humeur. Mais nous n'en pouvons plus et nous n'avons qu'une hâte, trouver un taxi pour nous ramener à l'hôtel pour soigner nos petits pieds.

Une dernière vue sur la porte Qianmen, et retour au bercail. La circulation est assez calme, les riches qui possèdent une voiture sont partis de Beijing, et seuls circulent taxis et bus bondés. Le ciel est plombé, mais le temps a été parfait pour cette longue marche.

A demain pour une autre visite !