Le Palais d'été à Pékin
Le Palais d'été, situé à 15 km au Nord-ouest du centre ville, est le jardin impérial le mieux conservé de Chine Tout près de l’emplacement où, dès 1153, un empereur des Ming avait fait construire un premier palais, le "Jardin des eaux d'or", pour y villégiaturer en été, c’est surtout l'empereur Qianlong (1736-1795) qui a fait bâtir cet ensemble, détruit pendant la 2ème guerre de l'Opium par les Occidentaux, puis reconstruit, un peu plus loin, par l'impératrice douairière Cixi, en 1888.
Ce nouveau palais, Cixi l’avait fait construire sur les deniers la marine et quelques années plus tard, la marine chinoise faute de moyen a essuyé une pilée mémorable devant les japonais, et Cixi qui avait de l’humour l’a appelé « jardin où l’on cultive la Concorde ». Il occupe une superficie de 290 hectares, avec un lac de 220 ha, et comporte un ensemble palatial de 3 000 édifices : pavillons, salles, belvédères, kiosques, édifices religieux...
C’est là que la famille impériale séjournait en été pour échapper à la chaleur de la capitale, c'est là que nous sommes venus passer l'après-midi, de ce 30 septembre, en compagnie de centaines, que dis-je, de milliers de Pékinois en vacances !Le joli caillou que vous voyez ci-dessus est la pierre de la Longévité, et nous n'avons pas résisté au plaisr de la caresser.
Heureusement, le site est vaste, et la foule, à part quelques endroits où elle se masse, s'écoule en flots harmonieux... Nous arrivons par l’entrée principale, à l’est du Lac Kunming, Nous passons donc à côté du palais de la Bienveillance et de la Longévité, où, dit-on, l’impératrice Cixi fomentait ses intrigues
Ceci n'est pas une énorme théière, mais un brûle-parfum que nous retrouverons, un peu partout. Le jardin était aussi celui des fragrances bouddhiques dans le temps, mais à ce jour ce sont plutôt des effluves de cuisine chinoise qui vont nous suivre toute notre visite. Ce jardin autorise les pique-niques et une grande partie des édifices est transformée en fast-food chinois, où l'on vend de la soupe et autres mets odorants qui soulèvent le coeur de notre Papy Claude.
Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ces superbes statues de Bronze, si finement ciselées.
Le Palais d'été peut être divisé en trois parties distinctes : Les pavillons de la résidence impériale, aux tuiles gris-vert, où chaque édifice possède une cour plantée de rocailles, de parterres fleuris ou d’arbres persistants ; les palais officiels, aux tuiles jaunes, couleur du gouvernement, et le Parc, constitué de la Colline de la Longévité millénaire et du lac Kunming.
Nous arrivons par l’entrée principale, à l’est du Lac Kunming, Nous passons donc à côté du palais de la Bienveillance et de la Longévité, où, dit-on, l’impératrice Cixi fomentait ses intrigues.
Accroupi, un buffle en bronze, fondu en 1755. Ses cornes sont dressées, ses oreilles vigilantes. Il remplit une importante mission, expliquée par l'inscription de 80 caractères gravés sur son dos, rédigée par l'empereur Qianlong. L'animal devait dominer les humeurs des eaux du lac et éviter les inondations.
Ce pavillon se trouve à l'entrée du pont de pierre que nous allons emprunter, une superbe architecture qui ferait merveille dans mon jardinet à Chevannes
Nous longeons le lac pour nous diriger vers une petite « île du lac du sud » que nous rejoignons par un pont de 17 arches de 150m de long. Ses balustrades sont ornées de 544 lions et lionnes de pierre en différentes poses.
L'île est paisible et belle, ornée de pins et de cyprès luxuriants, symboles d'immortalité, et de pavillons de style classique.Les eunuques des Qing la nommaient "l'île de Penglai" (le pays des immortels), en raison de sa beauté féerique.
C'est de la terrasse de cet édifice que les monarques venaient admirer, entourés de leur cour, les manoeuvres de l'armée navale sur le lac.
Pour rejoindre l’autre côté du lac nous allons prendre le bateau.
Notre bac, qui ressemble à une jonque ancienne en bois décoré, à l'élégante proue en forme de dragon, fend les flots pour rejoindre cet îlot : nous profitons de la mini croisière pour respirer l'air du lac aéré par une légère brise, et prendre quelques photos.
Arrivé au débarcadère, un bateau en marbre nous attend. Le Bateau de Marbre, le Qing Yan Fang. Construit en 1755, sous Qian Long, c'était en fait un embarcadère en marbre blanc gravé, de 36 m de long. Incendié en 1860 lors de l'agression occidentale, il a été reconstruit en 1893, sous le règne de l'empereur Guangxu. On l'a surmonté d'un pavillon à un étage en bois et briques peintes, de fenêtres ornées de mosaïques et équipé de roues à aube sur les flancs.
L'entrée du Palais de La Joie et de la Longévité, il nous faudra à nouveau se transformer en alpiniste, car la grimpette s'impose.
Le palais de la joie et de la longévité, lieu de résidence de l'impératrice Cixi pendant la période d'été.
Certains palais ont été transformés en restaurants dit "impériaux", et l'odeur de cuisine continue de nous poursuivre 
Vue sur le lac, du haut du palais de la Joie et de la Longévité
Le superbe pavillon du Parfum de Bouddha se trouve en haut de la colline, mais la grimpette nous offre une vue magnifique sur le lac et les jardins.
Le vieux Bouddha comme le surnommait respectueusement l'impératrice. Je prends des risques en faisant ces photos !


Claude contemple, du haut de la colline le nouveau Pékin. Buildings, Mac Do, chantiers en constructions, la vraie civilisation !
Le haut d'une pagode, perdue parmi des centaines d"édifices dont on ne saura jamais l'usage réel. Rien n'est fléché et nous nous perdons dans ce dédale de monuments. Pas vraiment de marches, le sol ressemble plus à cet endroit là à La fôret de Fontainebleau, quà un sentier de randonnée. Il se dit que l'empereur qui n'était pas autorisé à se mêler au peuple aurait fait reconstituer pour son plaisir et le plaisir de sa famille, des ruelles populaires où des eunuques jouaient les rôles des marchands et des clients Dans le dédale de la cité de la joie et de longévité, un agglomérat d'édifices de toutes sortes.
La deuxième partie de la colline est beaucoup plus dégagée, nos amis Chinois sont concentrés au début du parcours. Nous en profitons pour faire de jolies photographies, malgré le temps couvert : le ciel est très voilé, mais la chaleur est lourde... !Des édifices par centaines, un peu plus délabrés que les superbes palais du haut de la colline, nous sommes sur le versant opposé au lac.
Après nous être un peu paumés en haut de la colline, nous redescendons tranquilles parmi un parc magnifique, comme tous les parcs chinois. Petite pause dans le parc pour se reposer au son d'une musique que l'on aurait dit céleste. Je pense que là personne n'oserait murmurer afin de ne pas briser cette sérénité.
Les bords du lac sont ceinturés d'une balustrade de pierre du plus bel effet
Nous décidons alors de nous concentrer sur les jardins, et suivons le lac. Nous empruntons la Longue galerie, qui suit le lac et sert de trait d'union entre les différents sites et édifices, au pied des collines. Elle mesure 728 m de long, c’est la plus longue du monde. Mais comme tout Pékin a eu la même idée que nous, c'est à coup de coudes que nous nous frayons un chemin ! Elle sert aussi de cantine, et comme les chinois grignotent toute la journée, l'odeur persiste et nous fait fuir la galerie.
Dans un palais, on trouve quelques équipages, et là la première voiture importé en Chine
Les jardins de l'harmonie vertueuse, on y trouve un théatre disposant d'une scène à trois étages, d'une vingtaine de mètres de haut. Quelques artistes répètent sur la scène, grimés et déguisés



















