Millie en Chine

samedi, septembre 30, 2006

Le Palais d'été à Pékin

C'est la fête en Chine, l'anniversaire de la Révolution de Mao, 4 jours fériés obligatoires, qu'ils transforment vite en une semaine, et donc nous avons fait comme eux, et sommes partis en vacances 5 jours pour finir de visiter Pékin.
Le Palais d'été, situé à 15 km au Nord-ouest du centre ville, est le jardin impérial le mieux conservé de Chine Tout près de l’emplacement où, dès 1153, un empereur des Ming avait fait construire un premier palais, le "Jardin des eaux d'or", pour y villégiaturer en été, c’est surtout l'empereur Qianlong (1736-1795) qui a fait bâtir cet ensemble, détruit pendant la 2ème guerre de l'Opium par les Occidentaux, puis reconstruit, un peu plus loin, par l'impératrice douairière Cixi, en 1888.
Ce nouveau palais, Cixi l’avait fait construire sur les deniers la marine et quelques années plus tard, la marine chinoise faute de moyen a essuyé une pilée mémorable devant les japonais, et Cixi qui avait de l’humour l’a appelé « jardin où l’on cultive la Concorde ». Il occupe une superficie de 290 hectares, avec un lac de 220 ha, et comporte un ensemble palatial de 3 000 édifices : pavillons, salles, belvédères, kiosques, édifices religieux...
C’est là que la famille impériale séjournait en été pour échapper à la chaleur de la capitale, c'est là que nous sommes venus passer l'après-midi, de ce 30 septembre, en compagnie de centaines, que dis-je, de milliers de Pékinois en vacances !
Le joli caillou que vous voyez ci-dessus est la pierre de la Longévité, et nous n'avons pas résisté au plaisr de la caresser.
Heureusement, le site est vaste, et la foule, à part quelques endroits où elle se masse, s'écoule en flots harmonieux... Nous arrivons par l’entrée principale, à l’est du Lac Kunming, Nous passons donc à côté du palais de la Bienveillance et de la Longévité, où, dit-on, l’impératrice Cixi fomentait ses intriguesCeci n'est pas une énorme théière, mais un brûle-parfum que nous retrouverons, un peu partout. Le jardin était aussi celui des fragrances bouddhiques dans le temps, mais à ce jour ce sont plutôt des effluves de cuisine chinoise qui vont nous suivre toute notre visite. Ce jardin autorise les pique-niques et une grande partie des édifices est transformée en fast-food chinois, où l'on vend de la soupe et autres mets odorants qui soulèvent le coeur de notre Papy Claude.

Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ces superbes statues de Bronze, si finement ciselées.
Le Palais d'été peut être divisé en trois parties distinctes : Les pavillons de la résidence impériale, aux tuiles gris-vert, où chaque édifice possède une cour plantée de rocailles, de parterres fleuris ou d’arbres persistants ; les palais officiels, aux tuiles jaunes, couleur du gouvernement, et le Parc, constitué de la Colline de la Longévité millénaire et du lac Kunming.
Nous arrivons par l’entrée principale, à l’est du Lac Kunming, Nous passons donc à côté du palais de la Bienveillance et de la Longévité, où, dit-on, l’impératrice Cixi fomentait ses intrigues.
Accroupi, un buffle en bronze, fondu en 1755. Ses cornes sont dressées, ses oreilles vigilantes. Il remplit une importante mission, expliquée par l'inscription de 80 caractères gravés sur son dos, rédigée par l'empereur Qianlong. L'animal devait dominer les humeurs des eaux du lac et éviter les inondations.
Ce pavillon se trouve à l'entrée du pont de pierre que nous allons emprunter, une superbe architecture qui ferait merveille dans mon jardinet à Chevannes
Nous longeons le lac pour nous diriger vers une petite « île du lac du sud » que nous rejoignons par un pont de 17 arches de 150m de long. Ses balustrades sont ornées de 544 lions et lionnes de pierre en différentes poses.
L'île est paisible et belle, ornée de pins et de cyprès luxuriants, symboles d'immortalité, et de pavillons de style classique.Les eunuques des Qing la nommaient "l'île de Penglai" (le pays des immortels), en raison de sa beauté féerique.

C'est de la terrasse de cet édifice que les monarques venaient admirer, entourés de leur cour, les manoeuvres de l'armée navale sur le lac.
Pour rejoindre l’autre côté du lac nous allons prendre le bateau.
Notre bac, qui ressemble à une jonque ancienne en bois décoré, à l'élégante proue en forme de dragon, fend les flots pour rejoindre cet îlot : nous profitons de la mini croisière pour respirer l'air du lac aéré par une légère brise, et prendre quelques photos.
Arrivé au débarcadère, un bateau en marbre nous attend. Le Bateau de Marbre, le Qing Yan Fang. Construit en 1755, sous Qian Long, c'était en fait un embarcadère en marbre blanc gravé, de 36 m de long. Incendié en 1860 lors de l'agression occidentale, il a été reconstruit en 1893, sous le règne de l'empereur Guangxu. On l'a surmonté d'un pavillon à un étage en bois et briques peintes, de fenêtres ornées de mosaïques et équipé de roues à aube sur les flancs.
L'entrée du Palais de La Joie et de la Longévité, il nous faudra à nouveau se transformer en alpiniste, car la grimpette s'impose.

Le palais de la joie et de la longévité, lieu de résidence de l'impératrice Cixi pendant la période d'été.
Certains palais ont été transformés en restaurants dit "impériaux", et l'odeur de cuisine continue de nous poursuivre

Vue sur le lac, du haut du palais de la Joie et de la Longévité

Le superbe pavillon du Parfum de Bouddha se trouve en haut de la colline, mais la grimpette nous offre une vue magnifique sur le lac et les jardins.
Le vieux Bouddha comme le surnommait respectueusement l'impératrice. Je prends des risques en faisant ces photos !





Claude contemple, du haut de la colline le nouveau Pékin. Buildings, Mac Do, chantiers en constructions, la vraie civilisation !
Le haut d'une pagode, perdue parmi des centaines d"édifices dont on ne saura jamais l'usage réel. Rien n'est fléché et nous nous perdons dans ce dédale de monuments. Pas vraiment de marches, le sol ressemble plus à cet endroit là à La fôret de Fontainebleau, quà un sentier de randonnée. Il se dit que l'empereur qui n'était pas autorisé à se mêler au peuple aurait fait reconstituer pour son plaisir et le plaisir de sa famille, des ruelles populaires où des eunuques jouaient les rôles des marchands et des clients Dans le dédale de la cité de la joie et de longévité, un agglomérat d'édifices de toutes sortes. La deuxième partie de la colline est beaucoup plus dégagée, nos amis Chinois sont concentrés au début du parcours. Nous en profitons pour faire de jolies photographies, malgré le temps couvert : le ciel est très voilé, mais la chaleur est lourde... !Des édifices par centaines, un peu plus délabrés que les superbes palais du haut de la colline, nous sommes sur le versant opposé au lac.
Après nous être un peu paumés en haut de la colline, nous redescendons tranquilles parmi un parc magnifique, comme tous les parcs chinois. Petite pause dans le parc pour se reposer au son d'une musique que l'on aurait dit céleste. Je pense que là personne n'oserait murmurer afin de ne pas briser cette sérénité.
Les bords du lac sont ceinturés d'une balustrade de pierre du plus bel effet
Nous décidons alors de nous concentrer sur les jardins, et suivons le lac. Nous empruntons la Longue galerie, qui suit le lac et sert de trait d'union entre les différents sites et édifices, au pied des collines. Elle mesure 728 m de long, c’est la plus longue du monde. Mais comme tout Pékin a eu la même idée que nous, c'est à coup de coudes que nous nous frayons un chemin ! Elle sert aussi de cantine, et comme les chinois grignotent toute la journée, l'odeur persiste et nous fait fuir la galerie.
Dans un palais, on trouve quelques équipages, et là la première voiture importé en Chine Les jardins de l'harmonie vertueuse, on y trouve un théatre disposant d'une scène à trois étages, d'une vingtaine de mètres de haut. Quelques artistes répètent sur la scène, grimés et déguisés
Nous quittons cet endroit fascinant par la Porte du Nouveau Palais, la tête bruissant d'intrigues et de manigances de cour... C'est là, en 1908, que l'impératrice douairière est morte, après 50 ans sur le Trône du Dragon, que nous n'oublions pas de saluer au passage, ouvrant la voie au changement de régime du pays. Nous retrouvons ce nouveau monde, ses buildings et sa circulation délirante...
Le soir nous dînons dehors, le temps est encore clément, autour d'un BBQ brésilien que nous avions fort apprécié lors de notre séjour précedent
A demain pour d'autres aventures

mercredi, septembre 27, 2006

les 2 visages de la Chine

Notre travail de la semaine, chercher du mobilier de bureau !
Nous avons déjà patrouillé dans la ville de Tianjin, et comme nous n'avons pas trouvé tout ce qui nous convenait, on nous a indiqué un endroit entre Tianjin et Pékin ou l'on pourrait tout trouver. Pour aller à Pékin si tout se passe bien il faut un peu plus d'une heure 1/2, et notre surprise à été grande de faire 2 heures de route pour s'y rendre. Je ne dois pas être forte en calcul. Mais nous n'avons fait qu'une 1/2 heure d'autoroute le reste étant plutôt du chemin de randonnée. On sort de l'autoroute et là c'est une piste même plus une route, bon d'accord à coté il y a des travaux d'aménagement, mais en attendant c'est pas la gloire. Mais cela va nous permettre de découvrir l'autre Chine, et pas la plus belle. Comme je suis partie à la recherche de mobilier, je n'ai pas pris l'appareil photo, aussi je vais vous décrire ce que j'ai vu. Des champs de maïs, et quelques parcelles de jardin potager. Comme c'est la saison du ramassage du maïs nous suivons sur nos sentiers des petits camions à 3 roues, style triporteur, mais avec un grand plateau derrière. Les maïs sont coupés à raz de terre, empilés sur leurs engins avec 3 fois le chargement qu'il devrait contenir, et emporté à des gens qui sont sur le bord de la route, qui retirent, l'enveloppe du maïs, et ensuite l'égrène à la main. Ils étalent ensuite à même le sol, le maïs égrené sur le bord de la route sur des kilomètres pour le faire sécher, et ensuite il le balaye pour le mettre dans des sacs. Le Moyen-Âge à l'état pur. Les maisons qui abritent ses paysans doivent faire partie du programme de Mao, des cabanes en briques qui tiennent debout par l'opération du saint Bouddha, dans un état de décrépitude incroyable. Tout cela va sûrement bientôt disparaître car il y des constructions style HLM un peu partout, et comme on ne leur demande pas leur avis, un jour ils seront relogés, et ces vieilles masures détruites. Au bout de nos deux heures de route, nous rentrons dans une ville où il n’y a que des magasins de meubles, bien sûr là tout est neuf, beaucoup sont en cours d’installation, et des magasins à perte de vue. Un genre foire de Paris en 10 fois plus grand, tout est à la mesure de la Chine. Mais nous ne trouverons pas notre bonheur, car ici tout est grand luxe pour PDG, pas pour notre pomme. Autant de temps de pour rentrer, et on a fait le voyage pour rien. Enfin pas tout à fait j’ai découvert l’autre visage de la Chine.

Une soirée entre expats!

Eh oui lorsque l'on se trouve à l'étranger on aime à se réunir pour parler un peu notre langue. Vendredi soir 22 septembre nous étions conviés à une soirée européenne au Sheraton, le plus grand hôtel de Tianjin, autour d'un buffet somptueux sur les thèmes des nations représentées, La France, l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark, L'Italie, l'Angleterre. Chaque pays avait ses propres spécialités et pour la France c'était foie gras, blanquette de veau, filet de boeuf sauce roquefort, gratin dauphinois. N'oublions pas le plateau de fromages, tellement rare par ici, et le buffet de desserts dont Claude s'est largement régalé. Nous avons fait donc quelques connaissances dans la communauté française. Nous ne sommes pas très nombreux, une trentaine de français seulement sur une population de 11 millions d'habitants, pour se trouver pas facile. Nous avons un peu échangé nos points de vue sur la vie à Tianjin, et ce qui revient le plus dans la conversation c'est la circulation. Nous étions les petits nouveaux et j'ai plus écouté que parlé. Nous n'avons pas la mentalité colonialiste que l'on retrouve chez pas mal d'expatriés, et heureusement nous ne l'aurons jamais. Il y a pas mal de personnes qui sont expatriés depuis des années et qui ne veulent surtout pas revenir en France, et leur mentalité est vraiment différente de la nôtre (je ne ferais pas de commentaires), mais voila des gens avec qui je ne ferais pas ami-ami. Mais cette soirée dans l'ensemble était sympathique et particulièrement bon enfant. Il y avait beaucoup de beaux jeunes gens qui ont trouvé sur place chaussures à leur pied. Il faut dire qu'ils doivent être très courtisés, et puis ils sont là souvent pour au minimum une année.
Voila juste une petite parenthèse sur une semaine monotone et morose.

mardi, septembre 19, 2006

Les Tombeaux des Ming et la Grande Muraille

Mardi 19 septembre 2006.
Le temps est toujours clément, et même si ce matin il y a une légère brume sur Tianjin, nous avons réservé notre journée à une escapade touristique. Nous sommes en attente de signature de contrat pour les locaux, et nous n'avons pas grand chose à faire.
Aujourd'hui nous ferons les tombeaux des empereurs Mings, et la grande muraille près de Pékin. Enfin quand je dis près il y a quand même 250 kms pour y aller. Mais avec un chauffeur cela doit pouvoir se faire. Notre chauffeur n'est pas du tout un guide et je garde toujours ma carte près de moi pour lui indiquer notre destination.
Les tombeaux des Ming sont au nombre de 13, et s'étendent sur une superficie incroyable. On a fait une première escale sur la voie des Esprits. On doit descendre de cheval, même l'empereur devait le faire, et nous traversons la porte "Dahongmen" ou grande porte rouge ci dessus.

Puis nous rentrons dans le "pavillon de la stèle", on découvre dit-on la plus grosse tortue de Chine, symbole de l'immortalité. Ensuite, la voie des esprits s'engage entre 2 rangs de statues du XVème siècle.


Je ne résiste pas de vous les monter en grande partie, pour sur celle du dessus, n'y voyez aucun symbole politique, juste une petite fantaisie de Millie.




Comme toujours il y a du monde, les chinois raffolent des ce genre de visite, et ils ne le font qu'en groupe organisé, et le silence n'y est pas de rigueur

Puis d'un seul coup, le vide nous sommes seuls dans cette immense allée, et la raison en est simple, il est midi tapant, l'heure c'est l'heure. Il règne un calme spectaculaire et nous en profitons pour flâner un peu plus.

Après cette longue marche, nous reprenons la voiture car le premier tombeau doit bien être à 5 ou 6 kms, ils ont de la place pour leur cimetière. Nous n'aurons pas le temps de les voir tous, d'ailleurs ils ne sont pas tous ouverts, et choisissons celui qui nous paraît le plus grandiose.

Chanling. Comme d'habitude les palais sont entourés d'une immense enceinte, qui entoure 3 cours, dans chaque cour un palais, toujours plus grandiose.

Joli Bouddha n'est ce pas? C'est l'empereur

Quelques objets découverts dans les tombes datant du XVème siècle, on y découvre des merveilles, et surtout des richesses incroyables. De la vaisselle en or pur, des lingots d'or et d'argent, et le tout dans un état de conservation étonnant.

Ici le monumental "palais des faveurs éminentes"qui repose sur 60 énormes piliers en cèdre du Yuannan.
C'est là que se déroulaient les cérémonies en l'honneur du défunt, tout cela pour un seul défunt !

La stèle des offrandes, le sol est jonché de billets et de pièces, à chacun son obole.
Dernier palais de cet énorme monument funéraire.

Nous n'avons encore pas déjeuner, nous n'avons pas comme les chinois un rappel systématique à midi, et notre chauffeur nous propose de se rendre directement à la grande muraille, et nous y déjeunerons, enfin c'est ce que nous comprenons, il ne parle toujours pas anglais, et nous toujours pas chinois. Mais je sais où je veux aller, c'est Badaling. C'est 70 kms au nord-ouest de Pékin, et c'est le site le plus visité et peut-être aussi le plus retapé des tronçons de la grande muraille. Mais je l'ai surtout choisi car il dispose d'un téléphérique, et j'ai bien fait.

Vite un petit repas chinois, qui indisposera encore Claude le lendemain, il ne supporte pas du tout cette alimentation, et c'est bien dommage car moi je l'apprécie beaucoup.

Le temps est terriblement chaud, mais surtout brumeux, et les photos ne reflèteront pas le gigantisme de ce que nous découvrons au sommet.

Claude contemple admiratif ces 2700 ans d'histoire, c'est inimaginable, des murailles partout, avec ses tours de guet plus imposantes les unes que les autres.
Et c'est parti pour 2600kms de grande muraille, incroyable ! Hardi petit, mais nous renoncerons vite à une grande ballade.

"Celui qui n'a pas gravi la grande muraille n'est pas un brave" dit un adage célèbre. Alors on va pas s'en laisser compter, et à l'assaut.

Il y a des centaines et des centaines de marches, plus inégales les unes que les autres, hautes, très étroites, glissantes. Et puis on n'est pas seul non plus, elle ne risque pas de s'envoler la grande muraille avec tout le monde qu'il y a dessus. Il faut se faufiler parmi nos camarades chinois, qui ne doivent pas travailler, c'est pas possible nous sommes un mardi tout de même, je n'ose imaginer le week-end.

Ouf, nous sommes arrivés au sommet, et il souffle papy Claude, les genoux en ont pris un drôle de coup. C'est épuisant nous sommes en eau, même si Claude à garder son blouson, il avait peur qu'en altitude il fasse plus frais.

J'ai peut-être l'air plus gaillarde, mais je n'en ai pas la chanson. Les poumons me brûlent, ce n'est pas trop bon pour l'asthme, mais vraiment il n'y a rien à regretter, c'est tellement beau, gigantesque. Il n'y a pas de mots assez puissants pour exprimer ce paysage.

La descente n'est guère plus aisée, il y a des endroits où c'est à pic et pas de marches, des pavés lissés par toute la foule qui les aura empruntés.

Dommage que cette brume ne veuille pas se lever, j'enrage de ne pas pouvoir vous faire plus profiter du paysage.

Un arrêt dans ce labyrinthe, car en fait cette muraille est un ensemble de fortifications parallèles édifiées en différents endroits par des souverains successifs. Les travaux ont commencé 700 ans avant J.C. Elle a été construite pour protéger le monde chinois des invasions barbares, mais elle n'a joué qu'un rôle dissuasif, un peu comme notre ligne Maginot. Si on utilisait toutes ses briques pour construire un mur de 5m de haut sur 1m de large cela suffirait pour faire le tour de notre bonne vieille terre. Elle permettait aussi aux caravanes de marchands de circuler facilement d'Est en Ouest, offrant relais et protection, je les plains !

Ca fourmille, ça grouille, et tout cela dans un brouhaha incroyable, ils parlent fort et sont joyeux de cette visite, et le font entendre.

Une dernière vue sur ce paysage splendide, vous avez vu, elle est construite sur la crête de la montagne, et l'on ose imaginer le travail titanesque que cela a représenté. Les morts étaient enterrés dans les fondations, on parle de 200 000, mais il aura fallu presque un million d'ouvriers. Quand même on pourra dire j'y suis allé, cela valait bien un petit détour de 500kms dans la journée. Et malgré tout vous avez vous aussi un petit aperçu.

A bientôt